Nouvelle création : le détour que fait la lumière (Boppe, Deleuze, Cremer, Malavergne)

Poésie sonore pour un récitant et trois musiciens.

Le détour que fait la lumière est un long poème de Guillaume Boppe, édité en 2020 par la Société danoise de littérature contemporaine en langue française, au sein de l’anthologie bilingue Poetiske rum / Espaces poétiques.

Scénario labyrinthique où se croisent dérives urbaine, mentale et cinématographique, ce texte a inspiré le musicien Pascal Deleuze (trompette et loops), pour une mise en son, basée sur une lecture par Guillaume Boppe.

Après une première présentation publique de leur travail commun, P. Deleuze et G. Boppe décident en 2021 de monter une nouvelle création autour du Détour, en invitant deux autres artistes à se joindre à eux : Emmanuel Cremer (violoncelle) et Daniel Malavergne (tuba).

Ils débutent répétitions et enregistrements fin 2021, afin de pouvoir présenter au public leur Détour que fait la lumière dès le 1er semestre 2022.

 

Le détour que fait la lumière
Auteur, poète et récitant : Guillaume Boppe
Mis en son : Daniel malavergne, Emmanuel Cremer, Pascal Deleuze
Ingenieur du son : Yann Le Floch

Session enregistrement Paloma (Nîmes), Novembre 2021

« Elle est le grand hall

et le grand hall c’est elle,

il n’y a qu’au-dehors que rien ne colle

à rien,

 

le calme n’est pas le même qu’ici :

 

toute craquelée de bruits, la ville,

morceaux par morceaux

s’enfouit dans son drap sale,

efface de ses hanches

le détour qu’a fait la lumière. »

guillaume boppe
Guillaume Boppe
Il vit à Nîmes mais voyage absolument partout. Dans son travail d’écriture, il explore toutes sortes de lieux, sans faire la différence entre ceux qu’il traverse, ceux qui n’ont jamais existé et ceux qui ont disparu. Il s’intéresse également aux discours de propagande.
« Les poèmes de Guillaume Boppe ont la curieuse propriété d’opérer un double mouvement, d’apparence contradictoire, de prolifération et d’évidement. » (Yann Miralles).

Daniel-Malavergne
Daniel Malavergne, enfant d’harmonie, médaillé de conservatoire, routier fanfare, balafré de jazz.
Cette maîtrise l’emmène à croiser la route d’artistes internationaux tels que Patrick Vaillant, Alfred Spirli, Claude Tchamitchian, Pascal Llorret… C’est en intégrant la compagnie Musica Brass que Daniel entame une insatiable exploration créatrice de sa musique, qu’il enrichit de ses multiples collaborations au sein de compagnies de théâtre, d’art de rue, de danse et de cirque – en France et à l’étranger.
Aujourd’hui, riche de répertoires et d’influences musicales variés, il crée sa propre instrumentation, du coquillage au tuyau, il excelle au baryton, au tuba contrebasse et à l’hélicon, et s’accomplit autant dans son Solo n°1, que dans la direction de puissantes fanfares, ou dans le jeu d’improvisation avec Auprès de ma Blonde.

emManuel_cremer
Emmanuel Cremer
, après avoir étudié le violoncelle au Conservatoire de Marseille, s’être perfectionné à l’Université de Montréal (Canada), poursuit là bas un cursus en composition et arrangement  puis s’oriente vers le jazz et l’improvisation, à travers des collaborations diverses:
Il se produit sur de nombreuses scènes européennes au sein du collectif Emir du contrebassiste Barre Philips, avec le guitariste Raymond Boni, Joe McPhee (Terronès, Blue Marge–Socadisc, 2004), le quatuor Stanislas,
Gustavo Ovalles, le groupe Méandres (lauréat de «Jazz à Porquerolles» 2010).
En 2010 il est résident de l’OMI International Art Center de New York. Il collabore avec Fay Victor, Elisabeth Harnik, Carmina Escobar, Taylor Ho Binum… Il joue avec le pianiste américain Denman Maroney en France et aux Etats-Unis. L’année suivante il joue à Mexico DF avec Alexander Bruck, Wilfrido Terrazas, puis en Europe avec Famoudou Don Moyé du légendaire Art ensemble of Chicago, Isabelle Duthoit , Tim Perkis (électronique) ainsi qu’en solo (Coma, Alambik Musik).
Il se produit régulièrement en concert  sur les scènes françaises,  ainsi qu’en Allemagne, en Belgique, au Mexique, aux USA et au Canada.

pascal deleuze
Pascal Deleuze
Performeur et musicien, il apprend la trompette et d’autres instruments.
Sa pratique profondément libre de la musique « transversale » l’a conduit à de nombreuses collaborations pour le théâtre, la danse et le cinéma.
Il fonde sa pratique sur des inspirations bruitistes.
« Plus que les notes, c’est la dimension à la fois matérielle, ondulatoire et spirituelle du son qui m’intéresse ».

 

 

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